Déferlante féministe – Partie 2 : Murcie

Déferlante féministe – Partie 2 : Murcie

Elles étaient de tous âges, de tous styles, de tous milieux mais, surtout, des milliers à venir manifester. Ce mardi 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, jeunes et moins jeunes femmes, mères, amies, accompagnées de leurs pères, maris, frères ou camarades, ont rempli les rues du centre-ville de la capitale de la région de Murcia, au sud-est de l’Espagne. 

À travers de nombreux slogans — « Del norte al sur, del este al oeste, la lucha sigue, cueste lo que cuesta » (du nord au sud, de l’est à l’ouest, la lutte continue, coûte que coûte) ; « no son muertas, son asesinadas » (elles ne sont pas mortes, elles ont été tuées) —, ont été revendiqués l’égalité entre femmes et hommes, reconnaissance des luttes féministes et fin des violences sexistes. 

Si la province semble être précédée par sa réputation nationaliste et, propre à l’Espagne peut-être, machiste, les « Murcianas » semblaient y faire défaut, tant elles étaient nombreuses, engagées et enragées, à venir manifester pour leurs droits. De nombreux collectifs, également, étaient présents : syndicats de travailleurs·euses, la plateforme Colombine (pour un journalisme digne et féministe), Amnesty International ou encore les représentations des partis communistes et anarchistes de la région. 

Une lutte à voir en images.

Manifestante
Les « Combattantes » d’Amnesty International
« Ça te fatigue de l’entendre ? Nous, ça nous fatigue de le vivre. »
La pancarte que tenait cette jeune femme indiquait « Ni la Tierra ni nuestros cuerpos son territorio de conquista » (« Ni la Terre ni nos corps ne sont des territoires de conquête »)
Jeunes et moins jeunes scandaient les slogans féministes sur la Gran Vía de Murcie.
« J’ai le droit d’être qui je veux » / « Je n’appartiens à personne » / « Je ne suis pas un objet » / « L’amour ne blesse pas » / « Seul un ‘oui’ est un oui » / « Égalité »
Une des percussionnistes du collectif musical « Da – Kï – Tu »
« Pourquoi ce sont celles qui luttent qui te scandalisent, et pas celles que l’on assassine ? »
« Si nous nous soutenons, nous ne dépérirons pas »
Une des leaders du cortège anti-capitaliste
La marche prend fin : en tête du cortège, des militantes prononcent des discours. L’avenue est une seule masse violette, emplie de femmes venues lutter pour leurs droits et leur reconnaissance.

Eglantine L’Haridon

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