Edito # 25 : Re(re-re-re)-confinement : on t’attend !

Edito # 25 : Re(re-re-re)-confinement : on t’attend !

Hey bonne année ! Non en vrai on va éviter ce genre de connerie, ça va encore nous porter malheur ! D’autant que pour ce premier édito de 2021, il ne sera pas question de se parler d’optimisme ou d’espoir, mais bien de se morfondre une fois de plus sur notre malheur. Voilà, on apprécie donc ce début d’édito si joyeux qu’il ferait passer Léo Ferré pour un chanteur paillard.

Enfin bref, ce matin tous ceux qui ont écouté la matinale de France Inter ont eu la chance d’entendre l’interview du professeur Jean-Daniel Lelièvre, chef de service des maladies infectieuses de l’Hôpital Henri-Mondor à Créteil. Une interview dans laquelle ce dernier est formel : on n’échappera pas à un troisième confinement. Un avis qui est d’ailleurs de plus en plus unanime dans la communauté scientifique. D’autant plus qu’Olivier Véran l’avait annoncé lui-même : « il n’y aura pas de troisième confinement ». Ce qui, si on suit bien les déclarations du gouvernement depuis des mois, signifie « en vrai je n’en sais strictement rien donc il y’a de grandes chances qu’il y a un troisième confinement ».

Cette hypothèse est de moins en moins aberrante quand on voit que les variants anglais, sud-africains, brésiliens, péruviens, moldaves, austro-hongrois ou encore neptuniens menacent de se répandre à une vitesse folle. Mais au lieu de ça, le gouvernement préfère jouer la mollesse en se contentant d’instaurer un couvre-feu à 18h qui ne fait que freiner le moment où l’épidémie va reflamber, où les hôpitaux vont recraquer et le personnel médial avec. Pourquoi attendre que tout aille au plus mal pour prendre des mesures ? Pourquoi risquer une énorme flambée épidémique qui pourrait rallonger un confinement qui aurait pu être plus court s’il avait été instauré dès janvier ?

Personnellement, je ne suis pas à fond pour ce reconfinement mais s’il est inéluctable, alors allons y maintenant ! L’envie de se retaper un long confinement printanier sur le modèle de 2020 est une idée aussi absurde qu’insupportable. Ou alors si on dit « on attend que ça craque pour reconfiner », alors rouvrons les facs, levons le couvre-feu, permettons aux gens de vivre un peu normalement. Parce que, et là je vais parler pour les jeunes, le couvre-feu, c’est comme un confinement. Nous sommes cloitrés depuis des semaines à ne rien faire, à attendre, à être inquiets. Nous vivons comme en confinement depuis décembre. Alors soit on réouvre les facs et on nous réautorise à voir un semblant de vie sociale pour tenter de sauver nos santés mentales, soit on confine tout le monde tout de suite et maintenant, histoire d’espérer un léger retour à la normale au printemps.

Pour les jeunes (mais pas que), le couvre-feu est un confinement déguisé, il produit les mêmes effets psychologiques, prive des mêmes besoins qu’ont les jeunes, mais n’endigue que très peu (voire pas du tout) l’épidémie.

En cette période, nous sommes privés de tout ce qui construit un être humain, mais en reculant la date du reconfinement, le gouvernement tire sur la corde et ne fait qu’étendre cette période. Sans confinement immédiat, nous serons encore privés de liberté en mars, avril, voire mai. Décembre, janvier, février étant déjà trop.

Enfin, bref entre confinement là tout de suite, maintenant et réouverture des facs et autres lieux d’apprentissage, de culture ou de divertissement, il va falloir choisir. Mais ça n’est pas cette situation de compromis inefficace face au virus et face à la santé mentale des gens qui est idéale

Ps : message de la part des jeunes : si vous pouviez informer madame Frédérique Vidal qu’elle occupe le poste de ministre de l’Enseignement supérieur, ça serait cool ! On a besoin d’elle…urgemment.  

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