Edito #20 : 2020, un été claqué au sol !

Edito #20 : 2020, un été claqué au sol !

Bon, ça y’est c’est la rentrée ! La Ruche est de retour (retenez votre joie !) et les éditos aussi ! Et comme à l’accoutumé il est temps de faire un bilan sur ces deux mois d’inactivités liées aux vacances. Un bilan qui comme à son habitude sera composée de malheurs, de pessimisme et de Pascal Praud (je ne sais pas lequel de ces trois choses est pire).

Parce que oui, nous avons encore eu le droit à un été de merde comme l’année dernière. Mais là je crois qu’on a battu des records. A tel point que les fortes canicules, pierres angulaires des malheurs de l’été 2019 n’ont eu que le rôle d’épiphénomènes sur cet été 2020.

Celui qui fut le protagoniste de cet été désastreux fut bien évidement la covid ou le covid ou covid-19 ou coronavirus (ça commence à faire beaucoup quand même). Après un confinement à se tirer une balle dans l’occipital nous avons dû nous farcir un été sans compet sportives (ou du moins sans les grands rendez-vous prévus), le tout couplé à une ambiance morbide et postapocalyptique. Alors oui j’exagère un peu mais avouez que même si on s’y habitue, les gestes barrières et le port du masque généralisé sont bien déprimants et donnent envie de s’exiler au Kazakhstan. D’autant plus que cette généralisation du port du masque a donné naissance aux anti-masques, ces virologues 2.0 persuadés d’y trouver des antennes 5G à l’intérieur. A tout point de vue, la connerie n’était quant à elle pas en vacances.

Et le traitement médiatique de ces mesures face à la covid on en parle ? Bah malheureusement oui on va en parler ! On a évidemment eu du classique avec d’un côté « Mourad, banlieusards indiscipliné » et de l’autre « Pierre-Louis qui n’a pas pu résister à l’appel de la fête ». Des (faux) exemples certes caricaturaux mais qui se rapprochent de la réalité et qui témoignent d’un 2 poids 2 mesures dans les titres de presse. Un racisme bien ordinaire et visiblement bien ancré.

Tiens d’ailleurs le racisme parlons-en ! Ces derniers mois on a assisté à une montée mais surtout à une normalisation du racisme dans le monde. Les manifestations faisaient suite à la mort de George Floyd ont révélé un racisme de plus en plus décomplexé dans la société. A en lire la presse et les réseaux sociaux, il y aurait 2 extrêmes : les racistes et les antiracistes : comme quoi défendre sa peau ou celles des opprimés serait aussi extrême que de mépriser un individu pour sa couleur de peau ? L’idée mainstream n’est plus de dire que le racisme est mal mais que « le racisme c’est mal mais certains militants exagèrent ». Et là ça devient grave ! Bon et puis je ne parlerai même pas de ceux qui placent le « racisme anti blancs » comme pire discrimination parce que j’ai assez peu de temps à perdre.

Bref, une fois de plus il y avait tellement à dire sur cet été de merde que je n’en ai même pas dit 1/10e. J’aurais déjà pu développer sur ces 2 premiers sujets parce qu’il y a beaucoup trop à dire, j’aurais pu parler de Darmanin, promu au ministère de l’Intérieur, de Beyrouth, soufflé par l’explosion et qui ne trouve comme réconfort qu’Emmanuel Macron revêtant son chapeau de colon excité à l’idée de les « sauver » (traduction : les matraquer à grand coup de réformes néo-libérales), j’aurais pu parler du climat qui globalement ne va toujours pas mieux, j’aurais pu parler de Biden, boomer capitaliste qui est désormais la seule alternative à Trump, bourrin fasciste.

Enfin j’aurais pu parler de nos médias français qui servent la soupe à l’extrême-droite à tel point que des Jean Messiah et Robert Ménard ont désormais des rôles de chroniqueurs sur CNews auprès des ultra-décomplexés Praud, Lévy ou D’Ornella. Tout cela tend d’ailleurs à s’arranger puisque CNews vient d’engager Eugénie Bastié tandis que Caroline Fourest et Alain Finkelkraut intègrent LCI à l’heure où les universitaires et vrais intellectuels disparaissent de nos télévisions. Mais bon il parait que « tous les médias sont de gôche ».

Enfin bref, on est de retour et c’est ça qui compte. Vive la presse jeune et indépendante ! Et vive l’été 2021, qui de toute façon ne pourra qu’être meilleur !

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