Edito #10 : A tchao bonsoir

Edito #10 : A tchao bonsoir

Et oui, on le pensait inmourable, pourtant à l’instar de Charles Aznavour et de la liberté de Patrick Balkany, Jacques Chirac nous a quitté le 26 septembre dernier « paisiblement et entouré de ses proches », selon l’AFP. Et puis de toute façon même si ça n’avait pas été le cas, l’AFP n’aurait pas mis « Jacques Chirac nous a quitté dans une terrible agonie, dans un squat, entouré de Satan, et K.Maro ».

Plus sérieusement je ne vais pas « rendre hommage » à Chirac en tant que tel. Déjà parce que le jour où la Ruche rend hommage à un politicien de droite, c’est qu’on a été racheté par Patrick Drahi. Ensuite, parce qu’il est quand même important de rappeler qu’il a quand même pas mal de casseroles à l’arrière train (j’évite d’écrire cul dans un article parce que ça fait pas top d’écrire cul parce que le mot cul est vulgaire… Cul).

Non, c’est plutôt au personnage de Chirac que j’avais envie de rendre hommage. Car au fond, Nous les « nés sous Chirac ». C’était lui la première personne que l’on voyait H24 à la télévision à l’époque des 5 chaînes de télé, et du talent sur Canal + (oui cette dernière phase est digne d’un « c’était mieux avant », mais même à 19 ans on a le droit d’être un vieux con). Quand Chirac est parti en 2007, c’était un bouleversement pour tous les gens nés à partir de 1995. Pour la première fois de notre vie, nous allions connaître une nouvelle tête à la plus haute sphère de l’Etat. Et le traumatisme fut violent, parce qu’en plus de nous retirer tous nos repères en nous enlevant Chirac, on nous a mis l’espèce de bulldozer en talonnettes un peu chelou.

Mais au fond, si on était si attaché à Chirac, c’est surtout grâce aux Guignols de l’Info. Parce que mine de rien, ce Chirac était cool. Il était comme le personnage d’une série de notre enfance. Parce qu’il y avait Jacques Chirac et La Marionnette de Jacques Chirac. Deux personnalités distinctes et pourtant si proches. Et si les Guignols ont disparu dans d’atroces souffrances (gangrenés par une bollorite aiguë), de nombreuses personnalités continuaient à nous faire penser à leur homologue en latex.

Donc oui, pour faire le deuil de Chirac, j’ai rematé des extraits des Guignols où Yves Lecoq savait si bien donner au personnage un ton drôle et attachant. Difficile d’ailleurs de croire que ce même Yves Lecoq a présenté pendant 16 ans « Les grands du rire », émission qui donne envie de s’exiler en Ardèche.

Pour conclure, apprendre la mort de Chirac, ça a été comme apprendre que Sacha de Pokémon a enfin gagné la Ligue Pokémon. Tout d’abord parce que ça concerne une figure emblématique de toute personne née à la fin des années 90 ou au début des années 2000, mais surtout parce que ces événements se réfèrent à des évènements auxquels on s’attendait depuis une éternité et qu’ils arrivent maintenant et qu’au fond on n’était pas vraiment prêts. Je ne vais pleurer Chirac, loin de là, mais malgré tout, cet évènement, comme dirait Zaho « c’est chelou » (désolé…sincèrement désolé).

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