Edito #9 : Laurent de Béchade, chevalier au service de…de quoi en fait ?

Edito #9 : Laurent de Béchade, chevalier au service de…de quoi en fait ?

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’un génie incompris, d’un justicier qui se bat pour sauver la veuve et l’orphelin. Cet homme, c’est Laurent de Béchade, président d’une association qui lutte contre le racisme envers une minorité oppressée : les blancs.

Car oui, contrairement à ce que veulent nous faire croire les merdias islamo-bobo-gauchos, les blancs sont bien ceux qui souffrent le plus en France ! Non, plus sérieusement, si j’avais envie de parler de ça, c’est parce que les récentes déclarations de Lilian Thuram, ou encore plus anciennement les chansons du rappeur Nick Konrad (aussi poétiques qu’une diarrhée aiguë) ont alimenté le réservoir argumentaire de la fachosphère. Alors si ce réservoir est, dans le fond, aussi vide qu’une olive dénoyautée, dans la forme ça fonctionne et malheureusement, de plus en plus de blancs ont l’impression de subir du racisme parce que « à la télé ils ont dit que… » ou alors « oui mais dans certains quartiers… ».

Alors qu’on soit bien clair, le racisme anti-blanc c’est comme le père Noël et le charisme de François de Rugy : ça n’existe pas ! Il est possible de se faire frapper parce que vous êtes blancs si vous tombez sur un abruti fini ou de ne pas vous faire passer la balle au foot si vous êtes le fils de Pierre Ménès, mais c’est tout, il n’y a pas d’institutionnalisation de ce « pseudo racisme », dans le sens où aucun blanc ne s’est vu refuser un travail en raison de sa couleur de peau (sauf si le job consistait à être comédien dans le rôle principal du biopic de Mandela), aucun blanc ne subit de contrôle au faciès, aucun blanc se voit confronté à une discrimination au logement, aucun blanc n’est suspecté de communautarisme parce qu’il ne fréquente que des gens de la même couleur de peau, etc. la liste est aussi longue que celle des délits des Balkany.

Pour en revenir à notre héros du début, Laurent de Béchade, il faut revenir à la base et le présenter. De Béchade est un jeune homme d’une trentaine d’année sosie officiel de Ken, le mec de Barbie, arborant une dentition aussi lumineuse que les feux de route d’une Audi A3 (ah merde, je viens de faire du racisme anti-dents blanches). En 2017, il fonde l’ORLA (Organisation de Lutte Contre le Racisme Anti-blanc), association qu’il préside encore aujourd’hui.

Laurent de Béchade est de plus en plus invité sur les plateaux de télévisions. On a pu notamment le voir sur CNews, pour commenter les propos de Lilian Thuram. L’émission Quotidien s’est également intéressée à lui. Et où qu’il aille, il a toujours le même discours : le racisme anti-blanc est la forme de racisme qui serait la plus présente dans notre société mais que personne n’ose en parler. Son argumentaire se base sur des études de l’institut national des études démographiques qu’il s’amuse à tordre bien comme il faut.

En ce qui concerne l’échiquier politique, Laurent de Béchade ne souhaite pas communiquer ses penchants électoraux. Cependant, il retweete très souvent des messages de personnalités tel que la journaliste Eugénie Bastié ou encore l’avocat Giles-William Goldnadel (l’homme qui vous traitera d’antisémite si vous n’êtes pas islamophobe), très proches de la droite conservatrice. Goldnadel qui n’est autre que l’avocat de l’ORLA. En plus de cela, quand on tape le nom de « Laurent de Béchade » dans Google, le blog de Bruno Gollnisch apparaît en première page (youpi…).

Pour conclure, la médiatisation croissante d’individus tels que Laurent de Béchade nous montre qu’une fois de plus la société se détourne des vrais problèmes en en inventant de nouveaux. Et je terminerai en spéculant qu’au jeu du racisme et de la victimisation, les blancs sont bien meilleurs que tous les autres. Soyons en fiers putain ! (Non)

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