Brume – Fragments de vie #6

Brume – Fragments de vie #6

Février/avril 2017

Est-ce que j’existe par moi-même ?

Il faut arrêter de croire que je suis douée. Je suis douée pour faire semblant, c’est tout. Ne croyez pas que j’ai du talent.

Pâleur givrée du ciel fin février.

Être écrivain, c’est un peu ma manière de raconter toutes mes histoires sans être interrompue.

Toujours bloquée au stade ‘’je ne comprends pas mon cerveau’’

Pourquoi tu reviens à elles ?… Aux autres. Un sourire qu’elle a dessiné sur ton bras. Elle qui te correspond mieux que moi. Elle qui te plait, je le sais, et tu fais semblant pour ne pas me blesser. Et elle, aussi, et toutes les autres. Pitié…

C’est si éclectique, Rennes…

Encore cette impression que l’implosion n’est plus très loin. Je me sens électrique, violente, insupportable.

Qu’est-ce qui va venir en premier ? Le déchargement de nerfs sur quelqu’un que j’aime ou la crise de larmes ?

Le champ est recouvert d’une épaisse couverture de brume
Que nous cache-t-elle ?

Le brouillard de la période spirituelle
Le brouillard du temps où je parlais à la lune
La brume entraîne l’univers autour de gestes lents, d’un équilibre et d’une paix que rien ne saurait accrocher
Les larmes de bonheur coulant sur les joues
Cette période qui est venue puis repartie… Qui reviendra peut-être

La vue des filaments brumeux sous la lune m’émeut comme jamais
Souvenirs d’une vie qui fut la mienne

Le matin se lève doucement, la brume serpente et va où elle veut, l’herbe est encore givrée… Les arbres se reflètent dans une rivière aux couleurs pâles et pastel, couleurs du ciel, et le violoncelle dans les oreilles m’emmène loin…

Douce magie de l’instant

Tout le monde bouge, marche, sacs, valises, le bruit des trains résonne, celui des machines et des travaux est assourdissant… Et je suis là, ce matin, à regarder le soleil illuminer peu à peu les immeubles.

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