Profite – Fragments de vie #5

Profite – Fragments de vie #5

Ce texte est à lire en écoutant Profite de Benjamin Biolay et Vanessa Paradis. Ou avant si vous nepouvez pas faire deux choses en même temps. Ou après. Ou jamais, au fond vous faites ce que vousvoulez. Mais cette chanson correspond un peu à l’ambiance que je veux trouver, et à l’état d’esprit danslequel je suis actuellement. Bisous. Et merci de me lire, franchement, c’est tellement étrange et tellementdélicieux de parler à des tas de gens en même temps, avec ce si joli support qu’est l’écriture, qui défie letemps et les espaces. Bref. Bonne lecture.

Est-ce que tout est si grave ? Casser un verre, c’est chiant mais c’est pas la mort. Pourtant ça gâche mon humeur à chaque fois. Quand je fais tomber quelque chose, j’ai envie de pleurer, je me sens énervée, maladroite. Pourquoi je me prends la tête pour des bêtises ? Pourquoi je reste bloquée à ne plus parler à certaines personnes à qui je tiens, ou tenais ? Je devrais peut-être arrêter. Arrêter de me prendre la tête pour des sottises et profiter, profiter des gens qu’il reste et qui seront bientôt partis. Trop bête de m’inquiéter de la suite avec ce mec qui me plait. L’important, c’est cette sensation douce et intense à la fois, que je ressens dans tout mon être quand je me réveille dans ses bras. Trop bête de s’être fâchée si longtemps avec des gens que j’aime et qui partagent à nouveau ma vie, on a perdu du temps, j’aimerais profiter de chaque instant à leurs côtés tant je regrette d’être partie. Trop bête de rester comme ça à en vouloir à ma mère, en vouloir à mon père, je m’en voudrai de leur en avoir voulu quand ils ne seront plus là. Je les aime tant. À quoi ça sert de s’engueuler ? C’est des personnes qui m’ont tout donné, tout offert. Qui m’ont aidée à grandir et à me garder à peu près dans le droit chemin. Qui m’aident à m’envoler. Qui m’ont donné des valeurs, des vraies et belles valeurs. Des principes. Les principes ça t’enferme des fois, il faut bien les ajuster c’est tout, ne pas être fermé. Ne jamais dire jamais. Ne pas se fixer une règle suprême impossible à transgresser. Il y a toujours, ou très souvent, une exception à chaque règle.
Franchement, la bonne humeur, se sentir bien, je l’ai ressenti toute mon enfance, et maintenant que j’ai grandi je l’ai un peu perdu… Alors je savoure chaque instant où je suis bien, bien, juste bien, je savoure chacun de ces instants comme une petite perle dans le quotidien parce que mon dieu que c’est bon.
C’est trop bon d’avoir un moment heureux, je veux continuer à en profiter. À profiter. À inspirer une grande bouffée d’air frais, à se dire que le ciel est bleu et que c’est quand même une chance. C’est pour ça que je ne passerai pas ma vie à travailler pour profiter ensuite. Je veux vivre. Vivre pour de vrai. J’ai quelques objectifs de vie, assez flous. Je sais ce qui va sans doute m’accompagner dans la vie, je sais peut-être aussi qui. Mais si ça s’arrête ce n’est pas si grave. Pour l’instant je veux juste profiter du fait d’être heureuse, du fait de m’épanouir autant dans cette classe un peu bizarre, peut-être parfaite pour les petits éclopés comme moi, qui ont l’air mais qui au fond marchent pas droit. Je vais continuer à écrire, à écrire et à vider les recoins de mon cerveau, j’attends ça depuis si longtemps. Si longtemps.
Alors stop. Arrête de trop réfléchir. Juste, profite. Profite.

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