Edito #6 : Nathalie Loiseau ou l’art de se mettre du plomb dans l’aile

Edito #6 : Nathalie Loiseau ou l’art de se mettre du plomb dans l’aile

Bon, il était temps de revenir avec un édito ! Parce que le dernier datant du 1er avril, les parents et grands parents des membres de cette rédac (qui composent 90 % de nos lecteurs) commençaient à s’impatienter !

Pour ce retour, j’ai décidé de parler de la tête de liste de La République en Marche aux européennes Nathalie Loiseau, avec en titre un superbe jeu de mot faisant référence aux volatiles, afin d’être aussi original qu’un homme qui dit « à l’année prochaine » lorsqu’il quitte ses collègues un 30 décembre.

Mais alors pourquoi parler de Nathalie Loiseau me direz-vous ? Tout simplement parce que celle qui fait office de favorite des sondages est en totale roue libre depuis quelques temps et commence à faire plutôt flipper.

Il y a d’abord eu le débat télévisé du 4 avril, où le grand public a pu la découvrir (bon OK elle était ministre avant cela mais elle était tellement anonyme qu’à côté Jean-Pierre Raffarin c’est Justin Bieber). Ce grand débat a montré que Loiseau était objectivement l’une des plus mauvaise. Des défenses plutôt molles, une absence totale de charisme et surtout une impression de déblatérer un discours déjà prémâché par les têtes de son parti (tout comme l’autre favori de cette élection, la tête de liste du Rassemblement National Jordan Bardella, qui avait visiblement bien appris sa leçon). D’ailleurs pour faire un petit aparté pour souligner que globalement, ceux qui semblaient être les plus à l’aise étaient ceux qui ramaient le plus dans les sondages, comme Brossat, Jadot ou encore Lagarde (oui même Jean-Christophe Lagarde de l’UDI a été meilleur que la grande favorite…c’est dire !).

La deuxième boulette de Loiseau est ce qu’on pourrait qualifier d’une « erreur de jeunesse ». En effet, il a été révélé par Mediapart que celle qui se veut être l’opposante principale au « monstre nationaliste » a figuré pendant ses années étudiantes à Sciences Po sur une liste où figuraient de nombreuses personnes d’extrême droite (gloups). D’autant plus que si elle a affirmé avoir commis une erreur, elle a avoué qu’elle ignorait que des personnes d’extrême droite figuraient sur cette liste et qu’elle n’avait pas fait attention. On ne va pas se mentir, quand on est étudiant à Sciences Po, c’est assez fâcheux d’être aussi négligent. Tout cela illustre d’ailleurs une certaine volonté de faire de la politique en vue d’avoir un poste et non pas de faire de la politique par convictions (du moins ça ne me parait pas idiot de penser que si une personne s’engage en politique, c’est avant tout pour défendre des valeurs…oui je sais, ma naïveté me perdra).

Enfin, Nathalie Loiseau nous a régalé avec sa magnifique expression « j’avais l’impression d’être une romanichelle », quand elle évoquait son arrivée à la tête de l’ENA. Une expression bien sympathique témoignant d’un racisme ordinaire émanant d’une femme qui s’apprête à peut être gagner une élection en se faisant passer pour Miss Progressiste.

Pour conclure, nous pouvons dire que ses dérapages (j’aurais aussi pu parler de sa BD sur l’Europe dont un passage apparait comme étant assez homophobe), et son discours qui on le sent ne viens pas de ses tripes, mais bien de ce qu’on lui a demandé de répéter, témoignent de la campagne catastrophique de Nathalie Loiseau qui n’est aidé que par son appartenance à la majorité présidentielle et l’idée bien trop véhiculée selon laquelle on n’aurait que le choix entre les « En Marche » et l’extrême droite. Mais pourtant, l’électorat est de moins en moins dupe et ses différentes frasques pourraient lui poser problème. Et pour tous ceux qui aiment se lancer dans les bourdes politiques, regardez Nathalie Loiseau, et prenez-en de la graine !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *