Edito #2 : Gauche européenne : diviser pour mieux se planter

Edito #2 : Gauche européenne : diviser pour mieux se planter

De gauche à droite : Benoît Hamon (Génération.s), Raphaël Glucksmann (Place Publique), Ian Brossat (PCF), Yannick Jadot (EELV). (Photo : Wikipédia)

Alors que les élections européennes approchent, le duel En Marche / RN semble une fois de plus inévitable (même si globalement tout le monde les déteste. Mais bon, le français a toujours aimé se faire écraser, dominer. Il y a qu’à voir les récentes performance de nos rugbymans…continuez comme ça, vous êtes des vrais patriotes les gars !).

Cependant, il existe encore des listes de gauches, des gens qui n’acceptent ni la xénophobie d’un parti au logo à la flamme (qui au passage ressemble un peu trop à celui d’une célèbre marque de dentifrice), ni le libéralisme outrancier du parti jupitérien.

Le problème de ces listes, c’est leur nombre trop important. Entre La France Insoumise, Génération.s, Place Publique, le Parti Communiste, Europe Ecologie Les Verts, le PS, le Parti des gens de gauche qui portent une moustache et habitent dans le Loiret…bref, autant dire que c’est encore moins le merdier dans la tête de Francis Lalanne.

Pourtant toutes les semaines, ces partis discutent entre eux, ce qui débouche en général sur la possibilité éventuelle qu’il existe potentiellement l’espoir de peut-être trouver un accord. Bref, vous l’aurez compris on a plus de chances d’assister à un retour sur scène de Faudel que de voir une vraie union à gauche.

Après, il est vrai qu’en respectant cette division, la gauche renoue avec des valeurs qui lui sont chères, parce que oui…c’est important la tradition ! Même si dans ce cas précis, c’est surtout complètement con. Pour illustrer c’est comme si un entraîneur de foot avait à sa disposition Lionel Messi, mais qu’il préférait le couper en 18 petits morceaux. Spoiler : il va moins bien courir.

Malheureusement, aujourd’hui à gauche, si les partis ont quasiment les mêmes programmes, ils se divisent à cause de points de clivages trop futiles. Il suffit que la direction d’un parti de gauche change la tapisserie du siège social pour que des militants créent une fronde pour diriger leur propre liste et espérer finir avec 1 ou 2 % de voix.

Mais l’union s’avèrera être difficile car les chefs de partis ont égo que personne n’égal et en voyant ça c’est Macron qui se régale.

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